Carnaval de Blois

Edition 2015 du carnaval, un personnage féminin me fait penser a l’homme qui rit, version féminine de Gwynplaine. J’en oublierais Dea…

  

La baie de Somme

Quelques images intemporelles, prises il y a cinq ans…

Images: Le Hourdel- St Valéry sur Somme

    

Land’s end

Goury, commune de La Hague, au bout du Cotentin. Une troupe de Goélands se repose à côté d’un troupeau de vaches.

Juste en face, de l’autre côté de la Manche, ou du Channel, selon le bord où l’on se trouve, où l’on prend langue, il y a Chesil beach. Les plages, ici et là se ressemblent beaucoup. Je le découvrirai cet après midi au cinéma avec l’histoire de Florence et d’Edward. Je ne vous en dis pas plus. Allez voir. Et puis venez ici aussi, voir la plage, les vaches, les goélands, les maisons, entendre et sentir le vent, vous étonner de la vitesse de l’eau qui contourne la pointe. Vous renseigner sur le raz Blanchart, voir le bateau des sauveteurs en mer, et prendre le temps…

La jetée ouest, à marée basse

La mer est basse. Je viens de parcourir la jetée longue de plus de 1300 mètres. Je suis descendu sur la plate-forme qui forme un socle. Je pense aux hommes qui ont construit cet ouvrage à une époque où les machines n’existaient pas encore…

Alberto

Cartier-Bresson

Insaisissable présent.

Sur l’axe du temps, entre passé et avenir, le moment présent à la bougeotte. Il avance, il est insaisissable, il est toujours devant. Il échappe, comme un oiseau. Il est symbole de la vie. Il en est le signe même. Impossible présent : être en même temps là est toujours à venir.

« Être là, sans but, sans esprit de profit… » Comment comprendre que celui qui fait zazen, qui s’immerge absolument dans le présent, qui est absolument immobile, est en  mouvement continuel?

Pour dire la vie, Alberto avait choisi la marche. L’homme qui marche, le chien qui marche… Rien ne dit mieux ce continuel passage d’un équilibre à un autre, d’un point vers un autre, toujours vers l’avant, vers un double but, celui que l’on sait, et l’autre…

Giacometti Le chien

Impossible présent, cadeau sublime qui laisse quelques traces avant de s’effacer…

 

Alberto et moi

Je suis agacé et flatté, lorsque j’expose mes très filiformes et très hautes figures en bois, sculptées à la gloire de tous ceux qui luttent ou ont lutté pour la liberté et la dignité, d’entendre de continuelles références à Alberto Giacometti. Comme lui, je veux que mes statues parlent d’autre chose que d’elles mêmes…

Debout, vivants et libres
Je voue à Alberto Giacometti la plus grande admiration et même de la tendresse.
Les tableaux réalisés à l’occasion des interminables séances de pose avec son frère Diego , sa mère ou sa compagne Annette me ravissent. Comme s’il voulait prolonger longtemps des moments d’intimité et de bonheur…
Son éternelle insatisfaction, Son acharnement à toujours remettre sur le chantier son travail me plaît. Il est pareil  à Sisyphe roulant son rocher vers le haut de la montagne sans jamais parvenir au sommet.
Il n’est jamais content de ce qu’il fait. Il voudrait que ça soit plus vivant que vivant. J’aime cette insatisfaction. Il sait qu’il n’y parviendra pas, mais il ne renonce pas. Il sait qu’il n’est pas possible d’inscrire la vie dans un morceau de terre.
La vie a ceci de particulier que sur l’axe du temps elle est toujours insaisissable, dans ce moment présent, toujours en mouvement et tourné vers l’avenir. Lorsqu’il n’y a plus d’avenir possible, on est mort ? Non ?

Giacometti Annette
Quand la statue est terminée, c’est une autre vie qui commence. L’artiste a fini son travail. Commence alors celui des autres hommes…
J’aimerais tant qu’il n’évacuent pas mon travail en le rangeant dans un tiroir, fût-il aussi prestigieux que celui d’Alberto. Je lui dois beaucoup, comme je dois à à tous ceux qui ont, avant moi, des cavernes au studios chauffés contemporains, tenu des pinceaux ou modelé la glaise. Mais la pierre que j’apporte et une nouvelle pierre.

Bienvenue

Bienvenue sur ce site. Vous y trouverez des photos, des sculptures, des textes, des dessins, l’expression de mes humeurs, et peut être des tas d’autres choses au fil du temps. L’être humain est divers, multiple, changeant s’il se le permet, mais aussi constant et attaché à ses valeurs et à quelques proches.

Fractures

Cette série de sculptures, présentée sous le titre de « Fractures » évoque la résilience ou comment on se relève, souvent plus fort, plus beau ou plus serein à la suite d’un échec. Je crois n’avoir jamais mieux appris ou compris qu’après mes erreurs. Toutes ces sculptures comportent une ligne blanche censée résulter d’une ou de plusieurs fractures. Cette ligne délimite des morceaux de couleurs différentes.